Si vous concevez, construisez ou fournissez Brouilleurs de signaux de drones, Créez un profil pour mettre en avant vos compétences et entrer en contact avec des visiteurs qui recherchent activement vos solutions.
Brouilleurs de signaux de drones
Brouilleurs de fréquences pour drones
Les véhicules aériens sans pilote (UAV) constituent des cibles difficiles à détecter et à neutraliser. La petite taille physique de certains de ces appareils peut rendre la détection des UAV difficile, tant visuellement que par radar. Les matériaux utilisés dans la construction des UAV, tels que le plastique et la fibre de carbone, peuvent contribuer à réduire la signature radar de l’appareil. Une faible signature peut rendre ces appareils difficiles à détecter par radar.
La difficulté de détecter et de suivre un drone par radar, ou par des moyens visuels, rend ces cibles difficiles à engager par des moyens cinétiques. Les difficultés inhérentes à l’engagement cinétique ont encouragé l’adoption d’autres approches dans la lutte contre les drones hostiles.
Dépendance électromagnétique
Les aéronefs sans pilote dépendent de l’énergie électromagnétique sous forme d’ondes radio, officiellement appelée énergie radiofréquence (RF), pour voler. Une liaison radio relie l’aéronef à son pilote humain de la même manière qu’une télécommande relie le téléspectateur à son téléviseur. Un drone peut utiliser une liaison radio pour partager des vidéos ou des images fixes, ou d’autres données et informations qu’il collecte, avec le pilote ou avec l’opérateur des capteurs du drone. Ces données sont généralement transmises via une liaison de données RF.
Les drones peuvent dépendre des constellations du Système mondial de navigation par satellite (GNSS) pour voler. L’appareil recevra des signaux de position, navigation et synchronisation (PNT) provenant d’une constellation GNSS, qui l’aideront à déterminer sa position et ainsi à calculer sa trajectoire de vol. Tout comme la liaison RF qui relie le pilote à l’avion et facilite la liaison de données, les signaux PNT du GNSS utilisent l’énergie RF.
Vulnérabilités
La dépendance d’un drone vis-à-vis des signaux radio entraîne des vulnérabilités potentielles qui peuvent être exploitées pour neutraliser ces appareils s’ils constituent une menace. L’énergie RF peut être utilisée pour détecter, identifier et suivre un drone. L’énergie radiofréquence peut également être employée contre ces appareils pour brouiller les liaisons radio dont ils dépendent.
À l’échelle mondiale, plusieurs bandes de fréquences sont soit réservées, soit mises à disposition pour l’utilisation des drones. Au niveau international, ces fréquences sont attribuées par l’Union internationale des télécommunications (UIT). L’UIT est l’organisme des Nations Unies chargé de réglementer à l’échelle mondiale l’utilisation du spectre radioélectrique.
13 fréquences et bandes de fréquences sont réservées par l’UIT pour le commandement et le contrôle (C2) des drones. Le terme C2 est un terme générique qui recouvre le pilotage du drone et l’exploitation de ses capteurs. Ces fréquences C2 sont réparties dans un segment du spectre radioélectrique s’étendant de 27 mégahertz (MHz) à 5,8 gigahertz (GHz).
Fréquences C2 des drones
Dans la pratique, 90 % des opérateurs de drones utilisent des fréquences de 2,4 GHz et 5,8 GHz pour le C2 des drones. Les drones disposent d’une multitude de constellations GNSS qu’ils peuvent utiliser pour les signaux PNT des aéronefs, notamment le Global Positioning System des États-Unis, Galileo de l’Union européenne, Beidou de la République populaire de Chine et GLONASS de la Russie. Toutes ces constellations fournissent des signaux PNT sur une bande de fréquences comprise entre environ 1,1 GHz et 1,6 GHz.
Perturbations des signaux C2 et GNSS
De nombreux drones sont équipés de mécanismes de sécurité intégrée qui les empêchent de voler s’ils subissent des perturbations de leurs signaux C2 ou GNSS. Ce dispositif est conçu pour empêcher l’appareil de continuer à voler de manière autonome, à l’instar du système de sécurité « Dead Man’s Handle » (poignée de l’homme mort) utilisé dans les trains. Le conducteur doit maintenir la poignée de sécurité activée pendant qu’il conduit le train. Si le dispositif n’est pas activé, les freins du train sont automatiquement enclenchés pour empêcher le train de continuer sans surveillance humaine. Si le drone perd le signal C2 ou GNSS, il atterrira automatiquement sur place ou retournera au point de départ du vol. La logique veut que si les liaisons RF C2 ou GNSS peuvent être interrompues, le drone atterrisse ou retourne à la base.
Brouillage de signal
Le fait de diriger un signal de brouillage RF vers un drone hostile pourrait sérieusement compromettre la capacité de vol de l’appareil. Le signal de brouillage devra être plus puissant que le signal C2 ou GNSS dont dépend le drone afin d’empêcher l’appareil de recevoir ces deux dernières transmissions. Le drone ne sera pas en mesure de « capter » le signal GNSS ou C2 au-dessus du signal de brouillage plus puissant. Incapable de continuer à recevoir ces signaux, les mécanismes de sécurité du drone s’activeront et l’appareil atterrira ou retournera à son point de départ.
Il est possible que le signal de brouillage soit utilisé comme moyen de « pirater » le système de contrôle du drone afin de permettre à quelqu’un d’en prendre le contrôle. Une fois l’appareil sous son contrôle, le pirate pourrait soit le forcer à atterrir, soit le diriger vers un endroit où il pourrait s’en emparer. De même, le drone pourrait être brouillé par un faux signal imitant les transmissions PNT qu’il reçoit. Ce signal contrefait pourrait être utilisé pour éloigner le drone de certains endroits ou pour le diriger vers un autre lieu.
Les brouilleurs RF pour drones se présentent sous de nombreuses formes et tailles : il existe des modèles individuels de type fusil qui sont physiquement orientés vers le drone afin de garantir que le signal de brouillage vise la bonne cible. Les systèmes anti-drones plus imposants, montés sur des véhicules, associent souvent un brouilleur à un autre dispositif, tel qu’un système cinétique. Les systèmes embarqués sur des véhicules ou déployables peuvent inclure des systèmes de détection de drones par radar, optroniques et basés sur les radiofréquences, offrant ainsi un ensemble autonome de lutte contre les drones. Les brouilleurs de drones par radiofréquences sont présents dans un large éventail de lieux, allant de la protection de sites clés tels que les stades et les grands événements comme les sommets, jusqu’au déploiement en première ligne sur le champ de bataille.






