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Radar de conduite de tir et radar d’interception commandé depuis le sol
Les radars de conduite de tir et d’interception guidée au sol (FC/GCI) permettent de représenter avec précision à la fois la cible et l’arme ou l’avion de combat qu’ils guident. Les engagements militaires contre des cibles aériennes s’effectuent à grande vitesse et les marges d’erreur font la différence entre un tir réussi et un tir manqué. La précision est primordiale, d’autant plus que les cibles aériennes peuvent être relativement petites et que plus elles sont éloignées, plus elles paraissent minuscules.
Les radars FC/GCI au sol ont tendance à fonctionner en étroite collaboration avec d’autres systèmes tels que les radars de surveillance navale ou les radars de surveillance aérienne au sol . Ces radars effectuent la détection initiale des cibles hostiles. Une fois celles-ci identifiées, les cibles sont transmises à un radar FC/GCI afin de gérer l’engagement.
Radar GCI et radar FC
Le radar de conduite de tir (radar FC) et le radar d’interception guidée au sol (radar GCI) ont des fonctions similaires.
Les radars FC sont utilisés en association avec des armes pour aider à diriger avec précision les tirs vers une cible.
Les radars GCI sont utilisés par le personnel de défense aérienne pour aider à diriger un chasseur vers sa cible aérienne.
Ces deux types de radars reposent sur un haut niveau de précision. Cela garantit qu’ils peuvent mettre en contact les munitions ou le chasseur avec leurs cibles. Bien que les deux soient indispensables à la défense aérienne, les radars de conduite de tir peuvent prendre en charge d’autres tâches. Par exemple, ils font partie intégrante d’un système d’arme de défense rapprochée (CIWS) monté sur un navire de guerre. Les CIWS protègent les navires contre les missiles antinavires. Le radar CIWS détecte le missile à l’approche du navire et oriente le canon CIWS vers la cible. Le radar surveille ensuite la trajectoire du projectile tiré sur le missile et ajuste en permanence la position du canon pour s’assurer que le projectile atteint sa cible.
Fréquences des signaux et considérations de conception
Les radars FC/GCI ont tendance à émettre des signaux radar de longueurs d’onde relativement courtes, en utilisant des fréquences de huit gigahertz et plus. Ces signaux permettent de représenter les cibles avec le niveau de détail requis. Cependant, cela se fait au détriment de la portée. Plus la fréquence d’émission d’un radar est élevée, plus la portée du signal est faible. Ce problème peut être atténué en augmentant la puissance d’émission. Cependant, on arrive à un point où les niveaux de puissance requis deviennent irréalisables pour la conception du radar. En effet, le radar devrait alors consommer de grandes quantités d’électricité provenant du réseau ou être équipé d’un gros générateur.
Utilisation historique des radars GCI et de conduite de tir
Les radars FC/GCI ont commencé à être utilisés massivement pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont aidé à diriger les projecteurs vers les avions ennemis, à permettre à l’artillerie antiaérienne (AAA) de toucher ses cibles et aux chasseurs de localiser les avions ennemis. Lorsqu’ils assistaient l’AAA, ces radars étaient appelés « radars de pointage ». Ce terme a été remplacé par celui de « radar de conduite de tir » après la guerre.
Le radar était utilisé pour ces missions car il était relativement peu affecté par les conditions météorologiques et, surtout, pouvait être utilisé de nuit. Il s’agissait d’un facteur important sur le théâtre européen, compte tenu de la préférence des belligérants pour les missions de bombardement nocturnes. L’optronique en était à ses balbutiements pendant le conflit. Les localisateurs acoustiques qui détectaient les avions grâce au bruit de leurs moteurs n’étaient pas fiables. Ils ne fonctionnaient qu’à des portées relativement courtes et manquaient de précision pour diriger les tirs. Le radar, en revanche, offrait des niveaux de précision jusqu’alors inimaginables. Cela était particulièrement important compte tenu du rythme des combats aériens. Les signaux radar se déplacent à la vitesse de la lumière. Ils offrent donc un moyen beaucoup plus rapide de gérer les engagements.





