Fournisseurs: Contre-mesures électroniques (ECM)

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Contre-mesures électroniques (ECM) et technologie de brouillage RF pour la protection contre les menaces RCIED et drones

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Contre-mesures électroniques (ECM)

Sarah Simpson

Mise à jour:

L’utilisation de contre-mesures électroniques (ECM) est un élément clé de la guerre électronique (EW).

Les ECM contribuent à l’attaque électronique et à la protection électronique. Une ECM peut transmettre des signaux RF vers un système ou une capacité hostile dépendant des ondes radio dans le but de perturber, de dégrader, d’endommager ou de détruire sa capacité à fonctionner.

Brouillage par bruit

Une contre-mesure électronique transmet des signaux puissants saturés de bruit vers le radar. Cette tactique empêche le radar d’« entendre » son propre signal radar renvoyé, qui a rebondi sur la cible sous forme d’écho. Sans cet écho, le radar ne peut pas mesurer la vitesse, l’altitude ou le relèvement de la cible. Cependant, certains radars sont équipés de filtres qui éliminent simplement ces signaux puissants, les considérant comme un brouillage potentiel.

Une règle empirique fondamentale en matière de guerre électronique est que les contre-mesures électroniques (ECM) sont toujours dirigées contre une antenne réceptrice. En effet, un signal RF est à son niveau maximal lorsqu’il quitte une antenne et à son niveau minimal lorsqu’il y arrive.

Le brouillage par tromperie/usurpation

Une façon de contourner ce filtrage consiste, pour le système d’autoprotection, à échantillonner le signal radar hostile entrant afin de l’utiliser comme base pour un brouillage par tromperie/usurpation. Ce signal sera manipulé et retransmis au radar en présentant des caractéristiques très similaires, mais fausses, à celles que le radar s’attendrait à recevoir en tant qu’écho.

Cette tactique est connue sous le nom de brouillage par tromperie. Le signal contrefait peut être modifié pour présenter une cible supplémentaire à l’opérateur radar, le plaçant ainsi face à un dilemme quant à l’identification de la cible réelle. Le signal contrefait pourrait être modifié pour inclure de fausses informations sur des caractéristiques telles que la vitesse ou l’altitude.

Brouillage par séduction

Une variante de la tactique de détection/usurpation souvent utilisée dans le domaine naval consiste à employer un signal radar contrefait pour présenter une cible plus attrayante à un missile antinavire en approche que le navire qui est attaqué. Le brouillage par séduction, comme on appelle cette tactique, fait en sorte que le missile se dirige vers une fausse cible, plutôt que vers le navire.

Dans le domaine terrestre, des leurres émettant des signaux conçus pour reproduire les échos radar produits par des cibles spécifiques, telles que des véhicules ou des bases, peuvent être déployés afin de semer la confusion chez les armes air-sol guidées par radar. Des leurres sont également souvent placés à proximité des radars terrestres. Ces leurres émettent des signaux similaires à ceux que l’on s’attendrait à voir transmis par le radar, plusieurs leurres étant positionnés dans la zone du radar. Cette tactique vise à déjouer les missiles anti-radar (ARM). Les ARM détectent les signaux d’un radar, calculent leur point d’origine et utilisent ce point pour se diriger vers le radar incriminé, puis explosent, détruisant l’antenne.

Cyberattaque

Une quatrième tactique de contre-mesures électroniques (ECM), venant compléter le brouillage par bruit, la tromperie/usurpation et le brouillage par séduction, prend la forme d’une cyberattaque. Les signaux RF générés par les ECM peuvent désormais être modifiés pour introduire un code malveillant dans un système dépendant des communications radio. Presque tous les systèmes militaires dépendent, d’une manière ou d’une autre, de l’informatique ou de l’information numérique. Une antenne radio ou radar peut servir de point d’entrée à ce code malveillant. Une fois à l’intérieur, le code agira soit contre ce système, soit se propagera à travers les réseaux reliant ce système jusqu’à atteindre sa cible visée.

Exemple de contre-mesures électroniques :

Prenons l’exemple d’un avion de combat chargé d’effectuer une frappe air-sol contre un centre de commandement ennemi. Alors que l’avion s’approche de sa cible, il est détecté par un radar hostile. Le radar détermine que sa cible est un avion ennemi et commence à le suivre, transmettant des informations sur la position de l’avion dans le ciel à une batterie de missiles sol-air (SAM) qui l’accompagne. Le radar de la batterie SAM commence à suivre l’avion et lance un missile. Le missile est guidé jusqu’aux abords de l’avion. À ce stade, le radar du missile prend le relais, acquiert la cible et se dirige vers elle. Le radar du missile déterminera le point optimal où sa tête militaire doit exploser pour causer un effet destructeur maximal. Le missile explose et l’avion est détruit.

Les contre-mesures électroniques améliorent les chances de survie d’un pilote lors d’un tel engagement. Dès que le récepteur d’alerte radar (RWR) de l’avion détecte le signal ennemi entrant, les contre-mesures électroniques (ECM) sont activées. Cette activation peut se faire automatiquement par le RWR ou être effectuée par le pilote. Les ECM peuvent produire plusieurs effets. La plupart des antennes radar émettent et reçoivent les signaux radar.